L’étude de l’effondrement est une nouvelle discipline scientifique appelée « collapsologie ».
C’est la fin de la civilisation industrielle, Pour subir l’effondrent de la manière la moins dramatique…
Il semble judicieux de commencer à le penser :
Conférence de Pablo Servigne, ingénieur agronome et docteur en biologie, auteur et chercheur indépendant :

“Ce qu’il faut souligner aujourd’hui, c’est qu’à cause des interactions entre les crises, leur gravité, leur ampleur qui va en s’accélérant.
Il faut imaginer des solutions qui répondent à toutes les crises en même temps…

Ces crises entremêlées ont des conséquences sur l’avenir de notre système alimentaire, qui connaîtra probablement des grands bouleversements dans les années qui vienne…

Il est important de comprendre que l’avenir ne sera pas forcément linéaire : il peut y avoir des ruptures. Dans les politiques qu’on va mettre en place pour répondre aux crises, il s’agit de prendre en compte les deux visions.

– D’une part, ce qu’on fait déjà, élaborer des politiques linéaires, comme si la transition allait être douce, vers le renouvelable, vers un futur meilleur.

-D’autre part, ce que personne ne fait encore, on devrait aussi installer des cellules de crise, des groupes qui pensent l’éventualité des catastrophes, disons-le clairement. Les données scientifiques sont telles qu’on ne peut rester dans le déni de ces éventualités.

Je me suis rendu compte, au fil de mes recherches, que les systèmes alimentaires touchaient absolument tous les thèmes, et donc toutes les crises.
Ils sont liés, par l’agriculture, au climat, à l’énergie, au pic pétrolier, à la biodiversité, à la santé des citoyens et des agriculteurs.
Il y a l’économie, le social, tout est là. C’est une excellente manière de comprendre le côté systémique de ce qui nous arrive, des grands chocs qui peuvent affecter le système.
Et surtout, c’est une manière très facile, très intuitive, de commencer à changer ses modes de vie, pour ceux qui prennent conscience des crises.

Le problème aujourd’hui, c’est qu’on ne voit pas notre système alimentaire. Prenons la lasagne qu’on achète au supermarché… Peu de gens connaissent toute la chaîne, en amont, qui lui a permis d’arriver dans notre caddie, et après la consommation, la fin de la chaîne alimentaire, la gestion des déchets… Les systèmes alimentaires sont invisibles.

L’objectif, c’est de les rendre visibles, maîtrisables par tout un chacun, donc autonomes.

L’idée, c’est de se débrancher du grand système industriel qui va peu à peu se dégrader, ou s’arrêter. (Brutalement)
Pablo Servigne


Théories sur les risques d’effondrement de la civilisation industrielle

Les théories sur les risques d’effondrement de la civilisation industrielle sont des théories relatives aux risques de déclin imminent du monde industriel contemporain et qui incluent aussi, à terme, l’éventualité d’une extinction de nombreuses espèces vivantes, dont l’espèce humaine1,2. Ces théories de l’effondrement ne relèvent pas de la preuve scientifique, mais se basent en revanche sur de nombreux indices, fondés quant à eux scientifiquement, ainsi que par des études documentées et à la méthodologie assurée3,4,5.

Les avertissements apocalyptiques (ou de fin du monde) ne sont pas nouveaux6. Ce qui caractérise cette nouvelle pensée de l’effondrement est qu’elle repose sur de nombreux rapports et expertises scientifiques et/ou institutionnels tels que ceux du GIEC7,8, d’ autorités militaires internationales 9,10, de la Banque mondiale11 et du Forum de Davos12.

Sommaire

Définitions et causes d’un risque d’effondrement de la civilisation industrielle

Il y a plusieurs définitions de l’effondrement. Selon les archéologues, l’effondrement est une réduction rapide de la population humaine et/ou de la complexité politique/économique/sociale, sur une zone étendue et une durée importante. L’anthropologue américain Joseph Tainter, complète cette définition principalement en trois points :

  1. « plus une société est complexe, plus elle requiert de l’énergie » ;
  2. « Après avoir épuisé l’énergie bon marché et la dette abordable, elle perd sa capacité à résoudre ses problèmes » (économiques et autres) ;
  3. « L’effondrement est la simplification rapide d’une société »13.

Une autre définition, plus sociale, relative à la conjoncture actuelle, est celle du physicien Yves Cochet : une situation dans laquelle « les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, mobilité, sécurité) ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi »14. Selon Dennis L. Meadows, professeur émérite américain de l’Université du New Hampshire, « un effondrement est un processus qui implique ce que l’on appelle une « boucle de rétroaction positive », c’est-à-dire un phénomène qui renforce ce qui le provoque ». Pour expliquer cette boucle de rétroaction, il prend l’exemple de la situation actuelle en Grèce : la population perdant sa confiance dans la monnaie, elle retire ses fonds des banques, ce qui fragilise d’autant les banques; ce qui inquiète les clients qui, donc, retirent encore plus leur argent des banques, et ainsi de suite…« Ce genre de processus mène à l’effondrement »15.

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