LA SCIENCE-FICTION DANS LA REPRODUCTION

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utérus artificielLes technologies développées dans le cadre de l’élevage industriel sont ensuite appliqués au reste de la société :

L’insémination artificielle et la fécondation in vitro ont été appliquées aux femmes pour le traitement de l’infertilité humaine et sont à l’origine du premier bébé-éprouvette…

La manipulation génétique est déjà une réalité médicale (chacun connait le téléton)

Le clonage de certains types d’humains génétiquement manipulés pour être plus fort, plus résistant etc., fait l’objet de recherches militaires, sans pouvoir le prouver (secret-défense) il est vraisemblable que le SOLDAT 2.0 a déjà dépassé le stade expérimental… Tout comme le dopage génétique sportif.

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insemination-artificielle1Le passage de l’élevage industriel à la reproduction humaine est historiquement attesté par le fait que Jacques Testart, le père scientifique du premier « bébé-éprouvette Français né de fécondation in vitro en 1982, a commencé sa carrière à l’INRA (recherche agronomique) comme biologiste spécialiste de la reproduction des bovins. Jacques Testart écrit d’ailleurs à propos de la reproduction artificielle :

« Comme l’a montré Jean-Pierre Berlan (La guerre au vivant, OGM et mystifications scientifiques, Agone 2001), le but des nécrotechnologies est d’exproprier “cette propriété malheureuse des plantes et des animaux : se reproduire et se multiplier“. Il s’agit donc de séparer la production qui reste dans les mains des agriculteurs, de la reproduction qui devient le privilège de l’investisseur, c’est-à-dire de quelques multinationales. D’où le projet mortifère de stérilisation du vivant.»

Testart, qui est passé des animaux aux humains, sait de quoi il parle lorsqu’il affirme que « les techniques d’insémination artificielles de mères porteuses d’embryons sélectionnés conduisent à des monopoles sur les géniteurs et œuvrent à la raréfaction variétale (sélection). » Et de poursuivre pour les mêmes procédés adaptés aux humains : « qui souhaiterait choisir un embryon génétique taré quand des dizaines de normaux seront disponibles ? Une telle banalisation de la norme par sélection compétitive ouvre la porte d’un nouvel eugénisme ».

Dans « Mouton 2.0 » nous parlons de génétique. De l’histoire de la sélection bovine car celle-ci nous est connue. Cette histoire s’est faite sans puce RFID il est vrai, tout simplement parce que celle-ci n’était pas encore au point dans les années soixante et soixante-dix. Mais aujourd’hui la puce et les fichiers auxquels elle est reliée sont l’outil ultime de gestion. Ils sont intimement liés à l’amélioration de la race à laquelle travaillent les généticiens de l’INRA. Pour sélectionner il faut connaître. Identifier et générer de l’information. Le plus d’information possible. Créer des chiffres et les exploiter de manière exponentielle – desquels découleront d’autres chiffres. Grâce à des banques de données, recouper des informations, faire des statistiques pour ensuite trifouiller les gènes. Bref, faire un travail génétique. Pour faire l’animal qui fera le plus de lait. Bref, faire de l’eugénisme…

Lire l’article complet, http://synaps-audiovisuel.fr/mouton/?p=2094

INSÉMINATION ARTIFICIELLE, FÉCONDATION IN VITRO, MANIPULATION GÉNÉTIQUE ET CLONAGE

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Voir le film, Mouton 2.0 :

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Depuis la sortie du film « Mouton 2.0 » nous n’avons cessé d’affirmer que :

La lutte contre le puçage n’était pas une lutte agricole.

Elle concernait bien toute la société :

Toutes les personnes mangeant cette nourriture produite de cette façon.

Nous ne pouvons que conseiller la lecture du livre :

 

La reproduction artificielle de l’humain

Par Alexis Escudero et Pièce et main d’œuvre

 

La dépossession par le capitalisme de biens communs dont les individus et les communautés jouissaient jadis librement. Ce qui se joue ici, c’est l’appropriation (et la destruction) des semences, végétales ou humaines, par le capitalisme et leur transformation en marchandise.

L’accumulation par dépossession. L’idée est simple : pour s’assurer de nouveaux marchés et de nouveaux débouchés, le capitalisme dépossède les hommes et les communautés de tous les biens dont ils disposaient jusqu’alors gratuitement, et se les approprie. Il les transforme alors soit en marchandise, soit en capital. Tout ce qui était gratuit devient payant et source de profit : l’eau, les forêts, les terres communales, les rivières, ou encore les cultures populaires. Dès 1913, Rosa Luxembourg avait eu cette intuition. Pour elle, l’impérialisme et la politique coloniale des États Européens, sont l’expression de cette dynamique du Capital : violence, escroquerie, oppression, pillage, phénomènes qui s’étendent aujourd’hui au vivant, du fond des océans au fond du corps humain.
Cette dynamique n’a rien d’anecdotique. Pour Marx, c’est elle qui a rendu possible la naissance du capitalisme, en fournissant à la bourgeoisie du XVIIIème siècle les capitaux nécessaires à ses premiers investissements dans l’industrie. En Angleterre, berceau de la révolution industrielle, elle prit surtout la forme des « enclosures ». Le mot désigne le mouvement de privatisation des terres communales – c’est à dire possédées en commun par ceux qui les utilisaient –, à partir du XVIème siècle. Celui-ci au XVIIIème siècle, avec le vote de Rosa Luxembourg, L’accumulation du Capital, [1913], Maspero, 1967.

l’Enclosure Act par la Chambre des Communes. Les étendues de terre dont jouissait gratuitement le petit peuple des campagnes sont divisées en lots, clôturées et vendues à des propriétaires privés qui y font paître des moutons. L’industrie textile en pleine expansion a besoin de laine. Du même coup, les villageois perdent « le droit de glanage, le droit de ramasser du bois pour le chauffage, le droit de vaine pâture dans les chemins ou sur les chaumes [qui] pouvaient avoir une importance cruciale pour la subsistance des pauvres. » Dépossédés des terres dont ils tiraient leur subsistance, les petits paysans furent contraints de déserter les campagnes. Obligés désormais d’acheter leur nourriture et les moyens de se chauffer, donc de trouver un salaire, ils s’embauchèrent en masse dans les fabriques et grossirent les rangs du prolétariat urbain naissant. Pour l’historien Edward Palmer
Thompson :

« Le mouvement des enclosures […] n’est ni plus ni moins qu’un vol organisé par une classe au détriment d’une autre, conformément aux justes règles de propriété et de loi qu’avait édictées un parlement de propriétaires et d’hommes de loi. » Ce que n’avait pas vu Marx – mais le pouvait-il alors ? –, c’est que cette prédation du Capital sur tout ce qui lui est extérieur dépasse la phase primitive du capitalisme. Elle se poursuit et s’aggrave « pendant toute sa marche à travers le monde. » Voyez comme il soumet les derniers continents et leurs populations aux impératifs de rentabilité économique : barrages dans l’Himalaya, destruction de l’Amazonie, colonisation de l’Arctique, pillage des fonds marins. Le vivant lui-même est accaparé. Le gène Terminator de Monsanto destiné à stériliser les semences afin d’obliger les paysans à les racheter chaque année en est l’exemple le plus célèbre. S’étant emparé petit à petit de tous les territoires du globe, de chaque aspect de la
vie sociale, de chaque parcelle de vie qui lui avait échappé jusqu’alors, l’expansion du Capital bute sur les limites géographiques de la terre. En attendant de coloniser la planète Mars, la reproduction humaine est maintenant son nouveau terrain de jeu.

On voit mal l’industrie du bébé insérer aux humains un gène Terminator, stérilisant les populations et les obligeant à recourir au marché de la procréation. Elle n’en a pas besoin. A l’ère technologique, la nouvelle voie d’expansion du capitalisme consiste à détruire les biens communs ou naturels afin d’en priver les populations. Il ne reste plus qu’à les synthétiser – par la technologie – et à les revendre sous forme d’ersatz. La beauté de la chose réside dans le fait qu’il suffit à l’industrie d’attendre que ses propres ravages lui ouvrent de nouveaux marchés. Mutilés de leur capacité à se reproduire, les humains sont contraints de payer pour avoir des enfants. C’est ce qu’on appelle un marché captif.

A lire, absolument :

LE PREMIER CHAPITRE : www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Intro_et_chap-1-2.pdf

PLUS : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=528

ET : http://hors-sol.herbesfolles.org/2014/06/03/pma-gpa-la-reproduction-artificielle-de-lhumain/

Utérus artificiel

 

LA DÉGRADATION DE NOTRE ENVIRONNEMENT ENTRAINE, UNE MULTIPLICATION FULGURANTE DES CAS D’INFERTILITÉ, ET JUSTIFIE LES BUDGETS DE RECHERCHES SUR LA PROCRÉATION MÉDICALEMENT ASSISTÉE.

RAPPELONS QUE LES PRINCIPALES CAUSES DE LA STÉRILITÉ SONT :

1 L’AGRICULTURE ET LA NOURRITURE INDUSTRIELLE

2 SUIVI PAR LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS, DONT L’INDUSTRIE A SATURÉE L’ENVIRONNEMENT

3 LES TÉLÉPHONE PORTABLE PORTÉS PROCHE DES ORGANES GÉNITAUX

Ce livre rappelle d’abord que la baisse de la fertilité chez les hommes est due à la dégradation de notre environnement et de nos modes de vies. La Procréation Médicalement Assistée arrive en sauveuse pour résoudre le problème. On connaît la chanson : la nouvelle vague d’innovations prétend résoudre les problèmes posées par la précédente. Le livre explique ensuite les promesses, déjà à l’œuvre ou à venir de la PMA : eugénisme, marchandisation du vivant, manipulation génétique des embryons, transhumanisme…

 

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Écoutez France culture :

Reproduction artificielle et marchandisation du vivant,

interview de Alexis Escudero

Sur le site de France culture :

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LA MARCHANDISATION DE LA VIE HUMAINE

« Au-delà des importantes questions éthiques que soulève l’expérimentation, au nom du désir d’enfant, de méthodes issues de l’élevage industriel sur le corps des femmes, il faut bien voir qu’à travers ce transfert technologique ce sont les valeurs productivistes de l’économie industrielle qui ont été transférées, dont le premier objectif est d’accroître la productivité»

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Sang, tissus, cellules, ovules : le corps humain, mis sur le marché en pièces détachées, est devenu la source d’une nouvelle plus-value au sein de ce que l’on appelle désormais la bioéconomie. Sous l’impulsion de l’avancée des biotechnologies, la généralisation des techniques de conservation in vitro a en effet favorisé le développement d’un marché mondial des éléments du corps humain.

Ce livre passionnant éclaire les enjeux épistémologiques, politiques et éthiques de cette économie particulière. Ainsi montre-t-il que la récupération des tissus humains promulguée par l’industrie biomédicale et l’appel massif au don de tissus, d’ovules, de cellules ou d’échantillons d’ADN cachent une logique d’appropriation et de brevetage. De même fait-il apparaître que, du commerce des ovocytes à la production d’embryons surnuméraires, l’industrie de la procréation assistée repose sur une exploitation du corps féminin. Et inévitablement dans notre économie globalisée, le capital issu de la « valorisation » du corps parcellisé se nourrit des corps des plus démunis, avec la sous-traitance des essais cliniques vers les pays émergents, ou le tourisme médical. Ainsi, ce n’est plus la force de travail qui produit de la valeur, mais la vie en elle-même qui est réduite à sa pure productivité.

Un livre essentiel sur les implications méconnues de l’industrie biomédicale.
Céline Lafontaine est professeure agrégée de sociologie à l’université de Montréal. Elle a notamment publié L’Empire cybernétique.

Des machines à penser à la pensée machine (Seuil, 2004, prix Jeune Sociologue) et La Société postmortelle (Seuil, 2008).

Et bien-sur relire, le meilleur ouvrage d’anticipation sur le sujet :

Lire en PDF

“Le meilleur des mondes”

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