APICULTURE NATURELLE

A l’instar du rucher traditionnel Savoyard, intégré a la vie de la ferme, elle même intégrée à la montagne…
Un rucher peux fournir environ 250kg de miel, de la cire pour faire des bougies et des pommades, des médicaments bactéricides, antifongiques, antibiotiques, ,anti-rhumatismaux, anti-tumorale… : Miel, Propolis, Venin d’abeille.
Pour en savoir plus sur
L’ APITHÉRAPIE, CLIQUEZ ICI :Rucher Savoyard

Il y a encore quelques décennies la France comptait une majorité d’agriculteurs.
Ils pratiquaient une poly-agriculture familiale où chaque ferme faisait son jardin,
élevait des poules, des canards, des oies, ses cochons et ses abeilles.

La disparition de cette agriculture traditionnelle va de pair avec la disparition des dizaines de milliers de ruchers qui peuplaient les campagnes.

L’impact de ce genre d’agriculture est limité sur la nature, la faune et la flore sauvage trouvaient des espaces où se développer et ne subissaient pas d’attaques chimiques et électromagnétiques quotidiennes…

Cette agriculture a façonné au fil des siècles :

Nos paysages et l’architecture de nos villages et a fait de notre pays un des plus beaux du monde.

EN ACHETANT DANS LES SUPERMARCHÉS

NOUS PIÉTINONS NOTRE HÉRITAGE

ET ANÉANTISSONS NOS CHANCES DE SURVIE :

Maintenant il faut produire plus, et au lieu de laisser aux abeilles le miel dont elles ont besoin sans les démunir,
les ruches sont nourries avec du glucose de maïs industriel (OGM ?). Le miel est un alicament, « un aliment-médicament ».
Le glucose ou sucre, est toxique pour l’organisme des hommes, alors, pour celui des abeilles…

L’abeille pour être en bonne santé doit pouvoir butiner une grande variété de fleurs pour faire sa réserve de miel pour l’hiver.
Et du pollen pour nourrir les larves, ainsi que des bourgeons pour fabriquer l’antibiotique naturel le plus puissant : la propolis, servant à désinfecter la ruche.
Avec l’agriculture intensive industrielle, elle ne trouvera généralement que de grandes surfaces de monocultures, souvent coupées avant une floraison optimale pour elle.
Il n’y a plus de haies où peuvent trouver refuge la faune et la flore, indésirables dans cette logique mortifère.

De plus, les emplacements pour mettre un rucher où les abeilles puissent butinées des fleurs saines,
sans traverser à une parcelle de culture abreuvée de produits « sanitaires » toxiques,
de plantes transgéniques, ou sans croiser les ondes des antennes relais deviennent rares…

 

Écoutez France culture, L’APICULTURE NATURELLE :

 

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APICULTURE NATURELLE

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Apiculture naturelle, intensive ou extensive?

Les pratiques apicoles sont multiples. Selon d’adage du milieu : « mille apiculteurs, mille apicultures ». Comment s’y retrouver, alors, entre les partisans d’une apiculture « naturelle », ceux qui préfèrent le confort de l’apiculteur, ceux encore qui ne voient que par la production de miel ? Comme en agriculture, il existe plusieurs modèles. Petit tour d’horizon pour vous aidez à faire votre choix dans ces pratiques, et pourquoi pas votre installation.

L’apiculture « naturelle »

C’est la mode, l’apiculture « naturelle ». La ruche Warré serait l’idéal pour l’abeille. Mais qu’est-ce donc que l’apiculture « naturelle » pour un apiculteur?

L’apiculture naturelle, ce serait l’abeille à l’état de nature.

Le mot « apiculture », vient du latin « apis » (L’abeille) et « colere » (cultiver) : l’élevage d’abeilles. Il est donc paradoxal de parler d’apiculture « naturelle », puisque à partir du moment ou l’homme met la colonie dans une boite, quelque soit sa taille ou son nom, il pratique l’api-culture, et l’abeille n’est plus à l’état sauvage. L’apiculture naturelle, c’est être cueilleur de miel, aller chercher le miel dans les essaims sauvages. Cela fait bien longtemps que ce n’est plus possible chez nous, les essaims sauvages étant trop rares.

Si l’on reste donc dans le domaine de l’apiculture, c’est à dire l’élevage des abeilles, on peut définir deux modèles, dont les motivations et la pratique quotidienne sont opposés : le modèle intensif et le modèle extensif.

Extensif ou intensif ?

Comme en agriculture, on peut discerner ces deux façons de faire très différentes. En élevage bovin, l’intensif importe du soja OGM pour nourrir les animaux, en extensif on préférera la prairie naturelle. On soignera les animaux aux antibiotiques en intensif, avec des traitements doux en extensif…etc…

En apiculture de nombreux indices nous permettent de définir si notre pratique est intensive ou extensive : race rustique ou hybride, nourrissement limité ou systématique… Mais comme en agriculture, ces indices sont limités et une grande part des exploitations sont en fait entre ces deux modèles.

Voici un tableau pour se faire une idée sur votre pratique de l’apiculture, et vous situer selon ces critères, non exhaustifs :

PRATIQUE INTENSIVE PRATIQUE EXTENSIVE
Race hybride (type Buckfast) Race rustique (type abeille noire)
Transhumances fréquentes et lointaines Ruchers sédentaires
Beaucoup de colonies (+ que la SMI de 400 ruches) Nombre limité de colonies (la demi SMI de 200 ruches)
Vente en gros en coopérative Vente directe et locale
Achat du matériel Construction du matériel
Fort investissement Investissement limité ou inexistant
Élevage sous-traité (achat de reines) Élevage autonome sur l’exploitation
Traitement Varroa chimique Traitement Varroa alternatif (bio)
Bonne production de miel Production faible – transformation possible
Nourrissement fréquent Nourrissement limité

Si on voulait résumer la différence entre les deux modèles, il serait judicieux de le faire d’un point de vue comptable. Le but de tout apiculteur est à priori de dégager assez d’argent pour vivre de son métier et de faire perdurer l’exploitation. Pour y arriver, dans une comptabilité, vous avez plusieurs colonnes. L’argent qui rentre : le chiffre d’affaire ; et l’argent qui sort : les charges. Le but de l’intensif est de grossir le plus possible son Chiffre d’affaire, alors que l’extensif se donnera l’objectif de faire baisser au maximum ses charges.

Si on voulait caricaturer, ça pourrait donner ça :

Chiffre d’affaire : Charges : Ce qui reste :
INTENSIF 100 000€ 80 000€ 20 000€
EXTENSIF 30 000€ 10 000€ 20 000€

La réalité est souvent beaucoup plus compliquée mais vous avez compris le principe.

Quel modèle pour l’avenir ?

A priori, de nombreux futurs apiculteurs estiment que plus leur chiffre d’affaire sera élevé, plus leur exploitation sera solide. Ce n’est pas forcément vrai. Car plus votre entreprise a de charges (ce que vous achetez pour produire), plus elle dépendra de l’économie extérieure, sur laquelle vous avez peu ou pas de contrôle. Un exemple simple et actuel: l’essence augmente, vos transhumances vont coûter très cher pour un gain identique.

Le prix des ressources naturelles allant en augmentant, la durabilité de l’exploitation peut être moindre lorsque l’on en dépend de manière trop élevée, typiquement en intensif. Dans ce modèle, on est également très dépendant des banques. Les investissements sont plus élevés, donc les annuités (ce que l’on rembourse par an à la banque) le seront aussi. Une mauvaise année pourra dès lors être fatale, puisque vous avez une obligation de résultat pour faire perdurer l’exploitation.

Un problème se pose alors : en extensif, on produit moins. Comment dans ce cas assurer une production de miel assez élevée pour répondre à la demande? Tout simplement en multipliant les installations, ce qui pourrait également régler en partie le problème du chômage.

Une seconde question peut se poser, celle du prix du miel (ou de tout autre production) plus élevé en extensif. C’est une idée assez fausse si l’on regarde d’un point de vue plus global. En effet, les exploitations intensive produisent à prix moindre, mais elles sont également celles qui touchent le plus de subventions. Une grande partie d’entre elles ne seraient pas viables sans ces aides (Ceci est beaucoup moins vrai en apiculture qu’ailleurs, mais certaines aides existent). Ajoutons à cela que les impôts payent les dégâts sur l’environnement au prix fort (retraitement de l’eau…) ; que la sécurité sociale paye les effets sur la santé des producteurs et des consommateurs ; et enfin, que l’assurance chômage de son côté paye le nombre grandissants d’agriculteurs qui sortent de leur activité par faillite ou ne peuvent tout simplement pas s’installer. La facture est très élevée, et dépasse de loin les quelques centimes d’euros qu’il faudra payer en plus pour une production extensive.

En conclusion

Dès l’installation, pensez à ces données, qui peuvent vraiment peser dans votre pratique quotidienne. Les exploitations qui disparaissent parce qu’elles ne parviennent pas à rembourser leurs annuités ne sont malheureusement pas rares. Le modèle extensif est durable, environnementalement, mais surtout économiquement.

En intensif, vous ne contrôlez ni le prix de production (charges très variables) ni le prix de vente du produit (si vous passez par une coopérative). Dans le monde agricole, les coopératives et les transformateurs considèrent les exploitants comme de simples sous-traitants.

Une solution est proposé via le mode extensif. En regagnant une autonomie, on réduit les charges, et l’exploitation perdure même avec un chiffre d’affaire faible. Ne plus dépendre de l’économie extérieure est un moyen de maîtriser la production et surtout le prix du produit. Pensez-y, les structures de conseil sur cette question existent : les CIVAM, le GRAB, et certaines chambres d’agriculture.

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